Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest
<multi>[fr]Sensibiliser les Volontaires des Nations Unies aux Droits de l'homme et aux questions d'orientation sexuelle et identité de genre[en]Raising United Nations Volunteers' awareness on Human Rights, Sexual Orientation and Gender Identity</multi>©

Sensibiliser les Volontaires des Nations Unies aux Droits de l’homme et aux questions d’orientation sexuelle et identité de genre

16 octobre 2015 Parce qu’une image vaut mille mots, le film « Call me Kuchu », a ouvert l’atelier ciné-débat sensibilisant les Volontaires des Nations Unies (VNU) aux sujets d’orientation sexuelle et d’identité de genre dans les Droits de l’homme. Un événement organisé par le HCDH/BRAO avec l’appui des VNU sur le terrain et les contributions de trois experts de la société civile, le 2 octobre 2015, dans le cadre de la campagne sur les droits de l’homme des personnes LGBT des Nations Unies « Free and Equal » : https://www.unfe.org/

Lutter contre les discriminations

En introduisant le débat par le film « Call me Kuchu », relatant les violences physiques et psychologiques, la discrimination, le chantage, et la torture subis par les personnes homosexuelles et transgenres en Ouganda, les volontaires étaient mis face à des situations réelles afin d’attirer leur attention sur le quotidien d’hommes et de femmes discriminées à cause de leur orientation sexuelle et leur identité de genre. Trois experts de la société civile ont partagé leur expérience personnelle et échangé avec les volontaires au cours d’un débat. Les volontaires ont très bien accueilli cette discussion ouverte avec de réels témoignages à l’appui : « Le film et le débat nous ont permis de voir la réalité de la discrimination à l’encontre des personnes LGBT dans le monde » – Volontaire des NU
« Les membres du panel sont des personnes très intéressantes et courageuses » – Volontaire des NU

Obligations des Etats, rôle et responsabilités des Nations Unies pour garantir la protection des Droits de l’homme des personnes LGBT

L’atelier entendait sensibiliser les VNU tout en renforçant leurs connaissances sur les obligations principales des États à l’égard de la protection des droits de l’homme de toutes les personnes, y compris des personnes LGBT, les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies et le rôle et la responsabilité du système de Nations Unies dans ce domaine.
Ce débat était aussi l’occasion de rappeler que les questions d’orientation sexuelle et d’ identité de genre ne nécessitent pas la création d’un nouvel ensemble de droits spécifiques pour les personnes LGBT, pas plus que l’établissement de nouvelles normes internationales des droits de l’homme, puisque les obligations légales des États de devoir protéger toute personne, quel que soit son sexe, orientation sexuelle ou identité de genre, y compris donc les droits de l’homme des personnes LGBT, sont déjà établies dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et régies par les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Un engagement international en développement

Depuis 2013, on constate une évolution de l’engagement international, avec une avancée notoire concernant l’Afrique, liée à la résolution 275 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de mai 2014, qui par exemple : « Condamne la violence croissante et les autres violations des droits de l’homme, notamment l’assassinat, le viol, l’agression, la détention arbitraire et d’autres formes de persécution de personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée ».

Le 29 septembre 2015, 12 agences des Nations Unies ont fait un appel commun sans précédent pour agir contre la violence et les discriminations à l’encontre des personnes LGBTI (adultes, adolescents et enfants). La déclaration souligne le lien de cause à effet entre les violations de Droits de l’homme contre les personnes LGBTI et la mauvaise santé, la rupture des liens familiaux, l’exclusion sociale et économique et les opportunités ratées de développement et de croissance économique. Cette déclaration marque à la fois l’engagement des Nations Unies et un appel puissant à l’action des gouvernements du monde entier pour faire plus en matière de lutte contre la violence et les actes homophobes et transphobes ainsi que les discriminations contre les personnes intersexes. En ce sens, le débat a aussi permis d’encourager les UNV à s’engager, en tant que personnel des Nations Unies, pour lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre et favoriser l’émergence d’un espace d’expression et d’action pour une voix alternative positive autour des questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

En pratique, il reste encore du chemin à faire pour changer les mentalités et comportements concernant les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Des cas de discrimination sont régulièrement relevés par les panélistes présents lors du débat. Pour changer la donne, il en va de la responsabilité de chacun.

Pour en savoir plus sur les traités internationaux sur les Droits de l’homme et sur les droits humains sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, cliquez sur ce lien :
http://www.ohchr.org/Documents/Publications/BornFreeAndEqualLowRes_FR.pdf