Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest
Déclaration d'engagement en soutien à la lutte contre les violences à l'égard des femmes et des filles en Afrique de l'Ouest et du Centre© Mary Long/Shutterstock.com

Déclaration d’engagement en soutien à la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre

15 décembre 2020 Dakar, le 8 décembre 2020. Les directrices et directeurs régionaux du système des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et du Centre* réitèrent leur engagement à soutenir tous les efforts des pays de la région ainsi que ceux des organisations régionales et de la société civile à lutter contre les violences à l’égard des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre, aux côtés de Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies.

Nous, Directrices et Directeurs régionaux du système des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et du Centre, par la présente déclaration,

Réitérons notre engagement à soutenir tous les efforts des pays de la région ainsi que ceux des organisations régionales et de la société civile à lutter contre les violences à l’égard des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre, aux côtés de Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies.

Depuis le début de la pandémie, le monde a connu une flambée de violences à l’égard des femmes et des filles, notamment dans le cadre domestique, mais aussi en termes de violences, abus et négligences exercées dans le contexte de l’accès aux services de base. Les principaux facteurs de risque de violences basées sur le genre, à savoir l’insécurité alimentaire et économique, le chômage, la fermeture des écoles, les déplacements forcés consécutifs aux conflits armés ainsi que les flux migratoires, la menace de troubles civils, ont été exacerbés par la pandémie de la COVID 19. Les actes de violences envers les femmes et les filles se sont démultipliés, tant sur les plans physiques, psychologiques, sexuels qu’économiques, y compris au sein même des foyers. La surcharge du travail domestique s’est également décuplée avec la pandémie de la COVID-19.

Les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre n’ont pas échappé à cette dynamique néfaste, surtout dans la région du Sahel où l’accès à la protection, à la justice, à l’eau potable et aux soins de première nécessité sont rares, particulièrement dans les zones d’accueil des refugié(e)s et déplacé(e)s internes, dans les zones occupées par les groupes armés non Etatiques, y compris terroristes. Dans plusieurs autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en situation de conflit ou de post-conflit, les survivantes de violences sexuelles multiformes continuent de réclamer justice et réparation.

Dans son appel à l’action du 6 avril 2020, le Secrétaire Général a exhorté tous les Gouvernements à placer la prévention et la réparation des actes de violences à l’encontre des femmes et des filles au cœur de leurs plans de réponse nationale face à la COVID-19. Un bon nombre de Pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre étaient parmi les 146 États membres et observateurs des Nations Unies qui ont exprimé dans une déclaration leur soutien appuyé à cette demande.

Afin d’intensifier la réponse politique et concrète face aux violences basées sur le genre et de promouvoir la tolérance zéro en matière de violences dans toutes les sphères de la société, l’appel à l’action du Secrétaire Général de l’ONU a été suivi le 24 juin 2020 de la Déclaration inter-institutions sur les violences à l’égard des femmes et des filles dans le contexte de la COVID-19. Cette Déclaration place la question des violences basées sur le genre au cœur des priorités nationales, régionales et internationales et incite les Gouvernements, les Nations Unies, le secteur privé, les ONG et les Organisations de la Société Civile, à prévenir et répondre à ces violences, mettre en place un dispositif de collecte des données pour mieux analyser les causes et conséquences en vue d’apporter des réponses appropriées à travers l’élaboration de plans d’action assortis de système de suivi-évaluation et de financement adéquat pour couvrir tous ces aspects.

La violence contre les femmes et les filles est l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues dans le monde. Elle ne connaît pas de frontières sociales, économiques ou nationales. Dans le monde, on estime qu’une femme sur trois sera victime d’abus physiques ou sexuels au cours de sa vie.

Nous nous engageons résolument aux côtés des États de la région pour soutenir les Gouvernements dans la mise en place et la mise en œuvre d’engagements nationaux et régionaux concrets pour mettre fin à toute forme de violences à l’égard des femmes et des filles, et renforcer la prévention et la protection dans les situations de crises.

Il est temps d’agir ! Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez  !

TELECHARGEZ LA DECLARATION

*Le groupe thématique genre régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre inclut les agences suivantes : FAO, HCDH, OCHA, OIM, OIT, OMS, ONU FEMMES, ONUDC, ONUSIDA, PAM, PNUD, UNESCO, UNHCR, UNFPA, UNICEF, UNOWAS, VNU.

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