Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest
Si cette situation continue, elle mènera sûrement vers davantage de pauvreté©

Si cette situation continue, elle mènera sûrement vers davantage de pauvreté

16 novembre 2020 Monsieur Ibrahima Dieng est responsable de communication et chargé de programmes au sein du Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO (REPSFECO), qui est une organisation régionale qui travaille sur les problématiques du Genre, migration, participation politique, paix et sécurité. Il nous explique comment le REPSFECO a réorganisé ses activités et projets pour en assurer leur continuité dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Pourquoi et comment avez-vous rejoint le REPSFECO et en quoi consiste votre fonction au sein de ce réseau ?
Depuis 2010, je travaille sur les questions de migration avec ALMD (alliance leadership pour le développement). De cette structure est née le Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO, en novembre 2011, et depuis le compagnonnage est établi avec beaucoup de plaisir. Au sein du REPSFECO, je suis responsable de la communication et chargé de programmes, à Dakar.

Le réseau travaille sur la problématique du Genre, paix et sécurité. Dans cette perspective, comment gérer la question des migrants et de leurs droits ?
Nous privilégions toujours une approche basée sur les droits de l’homme. Nous mettons en synergie les différents acteurs dans nos actions de plaidoyer, de défense, de sensibilisation et d’appui.

L’organisation est impliquée dans le projet PROMIS, en quoi consiste votre mission et contribution dans ce projet ?
En qualité de coordonnateur, je prépare les notes conceptuelles du projet, les situations de références, les termes de références des activités avant partage et validation. Je fais aussi le suivi et le partage des expériences entre les différents pays. Je prépare également les rapports.

Comment la pandémie de COVID-19 a-t-elle affecté vos activités, de manière générale, et votre contribution au projet PROMIS, en particulier ?
Nous avons été obligés de travailler à distance. Et la cible ne pouvant pas voyager, il fallait changer de stratégies. Le groupe WhatsApp mis en place nous a beaucoup aidé pour remonter les informations.

Comment le REPSFECO s’organise-t-il pour assurer la continuité des activités et projets au cours de cette pandémie de COVID-19 ?
La stratégie a été revue. Nous privilégions une approche de proximité. Les actions en zones frontalières sont suivies par les responsables locaux et le groupe d’échanges gère le reste. Comme nous pouvons désormais nous déplacer d’une région à une autre, nous prévoyons des sorties de terrains.

Quelles sont les tendances ou les problématiques que vous avez pu identifier depuis le début de la pandémie, concernant la question des migrants, notamment dans le cadre du projet PROMIS ?
Nous avons noté beaucoup de violations des droits et la pandémie a accentué cela. Beaucoup de femmes ont perdu des biens avant la fermeture des frontières et elles ont vu leurs revenus baissés ou anéantis.

En lien, avec la problématique des migrants, quelle serait la situation ou l’histoire - dont vous avez fait l’expérience depuis le début de la pandémie de COVID-19 - que vous aimeriez partager avec le monde entier ?
J’ai en tête la situation des femmes, commerçantes, bloquées de l’autre côté vivant des conditions précaires d’hébergement sans leurs familles et avec des revenus qui s’effritent chaque jour à cause de l’arrêt des activités. Si cette situation continue, elle mènera sûrement vers davantage de pauvreté.

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