Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest
<multi>[fr]Gambie: formation pour améliorer l'engagement de l'Etat pour les droits de l'Homme[en]The Gambia : training the government on how to enhance its capacity to engage on Human Rights</multi>©

Gambie : formation pour améliorer l’engagement de l’Etat pour les droits de l’Homme

23 décembre 2015 Du 1er au 3 décembre 2015, à la demande du gouvernement de la Gambie, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme – Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Ministère de la Justice de la Gambie ont co-organisé un atelier de 3 jours sur les moyens de responsabiliser le gouvernement pour mieux s’engager sur les questions de droits de l’homme et l’inciter à produire des rapports sur la situation des droits de l’Homme aux institutions des droits de l’Homme de l’ONU basées à Genève.

La Gambie a ratifié un certain nombre de conventions sur les droits de l’Homme l’obligeant, périodiquement, à produire des rapports sur la situation des droits de l’Homme. Cependant, à cause d’une capacité limitée et du nombre croissant des rapports à envoyer, plusieurs de ces obligations ne sont pas réalisées ou sont réalisées en retard.

Si auparavant la Gambie a établi des rapports sur la situation des droits de l’enfant dans le pays au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, ainsi que sur les droits des femmes au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, mais aussi sur les droits économiques, sociaux et culturels, d’autres rapports sont manquants. C’est le cas notamment pour le rapport sur les droits civils et politiques. La Gambie a ratifié la Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1979 et doit encore faire un rapport sur les droits fondamentaux garantis par ce pacte tels que la liberté d’expression, le droit de se rassembler pacifiquement, le droit à la vie et l’interdiction absolue de la torture, parmi d’autres.

Ainsi, pour le Bureau régional des Nations Unies pour les droits de l’homme, basé à Dakar, la demande faite par le gouvernement gambien lui-même d’accroitre sa capacité pour gérer ces retards et de bientôt pouvoir soumettre un rapport sur ces droits a été particulièrement bienvenue. Etaient présent à l’atelier environ 45 participants des ministères et institutions du gouvernement et du judicaire.

L’atelier a aussi été l’occasion pour les officiels du gouvernement présents de s’accorder sur le fait que l’Etat aura de plus en plus de difficultés à remplir ses obligations internationales s’il n’établit pas une structure permanente intégralement dédiée à cette tâche. Préparer les rapports sur les droits de l’Homme et garantir leur suivi, suite aux recommandations adressées à la Gambie, sont des priorités absolues.

Un plan d’action provisoire a été préparé par les participants. Ce plan décrit les qualités et les tâches que devra remplir la structure permanente mise en place pour préparer et soumettre les rapports sur les droits de l’homme pertinents et faire le suivi des recommandations des institutions de droits de l’homme internationales et régionales.

L’atelier a été conclu par l’Avocat Général et secrétaire légal du Ministère de la Justice ainsi que la Coordinatrice résidente des Nations Unies en Gambie et ses Excellences l’ambassadeur du Royaume-Uni et le chargé d’affaires des Etats-Unis.

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