Ouagadougou a accueilli, les 14 et 15 octobre 2025, un atelier sur le renforcement de la protection juridique des migrants victimes de violation des droits humains et des victimes de la traite des personnes. Sous l'égide du HCDH et via le projet PROMIS, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) et les organisations de la société civile (OSC) ont uni leurs forces pour la protections des personnes vulnérables.
Face aux défis migratoires actuels, l'identification et l'assistance juridique des victimes de violations des droits humains et de traite des personnes restent une priorité. Durant deux jours, vingt-quatre participants, dont dix femmes, issus de la CNDH, des OSC et des communautés de migrants, ont approfondi leurs connaissances sur les mécanismes de recours et de protection.
Cette initiative répond à une demande directe formulée lors de la mission d'évaluation du projet PROMIS en 2022. Elle s'inscrit pleinement dans le plan stratégique 2023-2027 de la CNDH, faisant de la protection des migrants un axe d'intervention prioritaire.
L'un des points forts de cette session a été la mise en lumière de la complémentarité entre les acteurs de terrain et l'institution nationale. Les Organisations de la société civile , grâce à leur proximité, sont en première ligne pour identifier les victimes et signaler les abus.
La CNDH, avec sa capacité d'investigation, de traitement des plaintes et son interaction directe avec les autorités nationales peut jouer un rôle crucial pour une réponse institutionnelle forte.
La formation ne s’est pas limitée à la théorie. Les participants ont pu maîtriser les instruments internationaux de protection et de lutte contre la traite. Mais aussi analyser des cas pratiques pour affiner les méthodes d’identification des migrants vulnérables. Ils se sont également inspirés de modèles réussis, notamment à travers les leçons apprises de la subvention « Accès à la justice des migrants » mise en œuvre par le Centre pour la Qualité du Droit et de la Justice (CQDJ).
L’atelier s’est conclu par une volonté ferme de pérenniser ces acquis. Les participants ont formulé deux recommandations majeures :
La première consiste à la création d'un cadre de concertation permanent entre la CNDH et les OSC sur les questions migratoires.
La seconde, l'élaboration d'un guide d'information sur les droits et les voies de recours, spécifiquement conçu pour les migrants.
Le représentant de la CNDH, M. Paul Kabre, lors de la clôture, a réitéré l'engagement de son institution à donner suite à ces recommandations, invitant chaque participant à devenir un relais d'information auprès de ses pairs.
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