Bobo-Dioulasso a accueilli les 17 et 18 décembre 2025 la Journée internationale des migrants. Sous l’égide du gouvernement burkinabè et avec l’appui technique et financier du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme via son projet PROMIS, cette édition a marqué un tournant dans la promotion d’une gouvernance migratoire centrée sur la dignité humaine.
Chaque 18 décembre, le monde célèbre le courage et les contributions des migrants. Pour l’édition 2025, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), en collaboration étroite avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) via le projet PROMIS, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), s'est mobilisé aux côtés du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur.
Réunies à Bobo-Dioulasso, les parties prenantes ont célébré le thème national : « La migration au service de la diversité culturelle, de l’inclusion sociale et du développement économique ». La cérémonie officielle, présidée par Madame le Gouverneur de la Région du Guiriko (représentant le Ministre), a été marquée par des moments de forte émotion.
Un migrant burkinabè de retour a partagé le récit bouleversant de son périple en Tunisie et en Libye. Son témoignage a mis en lumière les dangers des routes migratoires, tout en saluant l'action salvatrice des autorités consulaires et de l’OIM pour son rapatriement.
À l'opposé, un ressortissant guinéen installé à Bobo-Dioulasso depuis 25 ans a témoigné d’une intégration exemplaire, illustrant parfaitement comment la migration peut enrichir le tissu social local.
Selon le représentant du BRAO/HCDH, « les initiatives en matière de migration ne doivent pas seulement être des chiffres ou des flux, elles doivent rester centrées sur la personne humaine. »
Dans le discours officiel lu par Madame le Gouverneur, le Gouvernement a rappelé la réalité brutale à laquelle font face de nombreux migrants : xénophobie, réseaux criminels, détentions arbitraires et déni des droits fondamentaux. Le Burkina Faso a réaffirmé sa volonté de mettre en place une gouvernance migratoire conforme aux normes internationales. Le Ministre a tenu à saluer les efforts du HCDH et de ses partenaires qui œuvrent sans relâche pour que le respect des droits humains ne soit pas une option, mais une priorité absolue.
La commémoration ne s'est pas limitée aux protocoles. Plusieurs activités périphériques comme un panel sur la gestion des migrations basée sur les droits humains, un match de football entre migrants de retour et communautés étrangères résidentes et la projection d’un film de capitalisation sur les acquis majeurs du projet PROMIS ont permis de sensibiliser et de fédérer. Pour rappel, le projet PROMIS est le fruit d’un partenariat entre le HCDH et l’ONUDC qui vise à renforcer les capacités des États à lutter contre le trafic de migrants tout en garantissant une approche protectrice des droits fondamentaux de chaque individu en mouvement.
Nations Unies