La Journée internationale des droits de l'homme, traditionnellement célébrée le 10 décembre, a fait l'objet d'une célébration régionale d'envergure les 10 et 11 décembre 2025 à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal. Cet événement majeur, qui s'est déroulé sur deux jours, a mobilisé la communauté et les acteurs clés autour du thème : « Les droits de l'homme : nos essentiels de tous les jours ».
Coordonnée par la Direction des droits humains (DDH) du Ministère de la Justice, en partenariat avec le Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH-BRAO), l'initiative a réuni une coalition impressionnante d'acteurs : l'Université Assane Seck, l'incubateur Innov'Zig, les autorités administratives et politiques régionales, ainsi que les organisations locales de la société civile.
Avec une participation massive rassemblant plus de 430 personnes, dont 206 femmes, l'assemblée était riche et diversifiée, comprenant des autorités, des forces de sécurité et de défense, des experts, des universitaires, des étudiants, des jeunes et des leaders communautaires.
La cérémonie officielle, présidée par l'Adjoint au gouverneur, a bénéficié de la présence du recteur de l'université, du maire, du préfet et du président du conseil départemental.
Dans leurs discours, les autorités ont unanimement salué la pertinence de délocaliser cette célébration à Ziguinchor. Elles ont rappelé que la région, marquée par des décennies de conflit, fait face à des défis persistants en matière de droits humains dans un contexte de consolidation de la paix. Le Directeur des droits humains a approfondi ces questions. Le message du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme a également été diffusé.
Le programme était articulé autour de tables rondes thématiques, de débats publics et d'activités communautaires. Les discussions se sont concentrées sur des thèmes cruciaux : l'espace civique et son rétrécissement ; La protection des enfants et les défis associés ; L'engagement des jeunes et la nécessité de renforcer leur participation civique ; la question des migrations internationales et la gestion des risques de traite et de trafic dans les zones frontalières, soulignant l'importance d'une approche de gouvernance fondée sur les droits de l'homme.
Un temps fort de cette première journée fut le concours d'éloquence. Devant un large public d'étudiants, les participants ont exposé des arguments convaincants sur des sujets fondamentaux tels que les droits des migrants et la protection des groupes vulnérables, favorisant ainsi une culture du débat civique.
La seconde journée a été dédiée à des activités communautaires et des visites de terrain. Les équipes de la DDH et du HCDH, en compagnie des autorités locales, se sont rendues au CEM Kénia, au SOS Village d’Enfants et au Centre des Premier Accueil. Ces visites ont permis non seulement de partager des moments chaleureux avec les enfants, mais aussi de leur offrir des fournitures scolaires, un geste visant à les encourager dans leur participation active à la promotion et à la protection de leurs droits.
En définitive, la célébration de la Journée internationale des droits de l'homme à Ziguinchor a atteint son objectif : sensibiliser la communauté, dynamiser l'engagement des jeunes et consolider la collaboration entre les institutions, la société civile et les partenaires locaux. L'événement a permis de définir clairement les priorités régionales en matière de droits humains en Casamance, tout en renforçant l'ancrage d'une culture civique basée sur les droits fondamentaux dans toute la région.
Nations Unies