La nécessité d’une assistance appropriée aux personnes migrantes a été le sujet principal de l’atelier de renforcement des capacités, tenu les 19 et 20 août à Kindia, République de Guinée. Centrée sur les droits de l’homme, la formation a contribué à un partage de connaissances essentielles à l’amélioration de l’assistance aux personnes migrantes dans un cadre juridique, social, psychosocial, et administratif.
Le HCDH, à travers le projet PROMIS, a organisé la formation de 34 agents dont 12 femmes de l’Observatoire Guinéen des Migrations (OGM), de la Direction Nationale des Droits de l’Homme du ministère de la Justice et des Droits de l’homme (DNDH), de l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière (OGLMI) et de l’ONG Action de Bienfaisance Communautaire (ONG-ABICOM).
« Pour la République de Guinée, la migration ne saurait être abordée uniquement sous l’angle sécuritaire » a souligné Madame Marie Helione HABA, représentante de la DNDH, rappelant notamment l’importance de la protection juridique, de l’accès à la justice et de l’assistance sociale.
À travers des échanges pratiques, les participants ont approfondi les dimensions juridiques, sociales, psychosociales et administratives de l’assistance aux personnes migrantes. Les discussions ont également permis d’identifier plusieurs obstacles à leur protection, notamment les difficultés d’orientation vers les structures compétentes et le besoin de disposer de données migratoires fiables et désagrégées. Ces données sont essentielles pour mieux comprendre les vulnérabilités et adapter les politiques et les services aux besoins réels des personnes migrantes.
Comme l’a souligné Gaoussou SIDIBE, représentant de l’OGM, « disposer de données fiables, disponibles, harmonisées et suffisamment désagrégées permet de mieux orienter les politiques publiques et les interventions des différents acteurs ».
Au-delà des connaissances acquises, les échanges ont fait ressortir la nécessité de mieux articuler les interventions des institutions publiques et de la société civile afin que les personnes migrantes puissent accéder plus facilement aux services dont elles ont besoin.
Les participants ont notamment recommandé de renforcer la coordination intersectorielle, d’intégrer davantage les droits humains dans les réponses à la migration irrégulière et de développer, dans les régions, des dispositifs d’accueil disposant des compétences nécessaires pour orienter et accompagner les personnes migrantes.
À travers PROMIS, le HCDH contribue ainsi à renforcer une approche de la migration dans laquelle les besoins et les droits des personnes déterminent la réponse apportée, de l’identification des vulnérabilités jusqu’à l’accès effectif aux services.
Nations Unies